À propos de l'AIDP

L’Association Internationale de Droit Pénal (AIDP/IADP) a été fondée le 14 mars 1924 à Paris. Elle perpétue l’héritage de l’Union Internationale de Droit Pénal, fondée en 1889 à Vienne par trois pionniers du droit pénal moderne : Franz von Liszt, Gérard Van Hamel et Adolphe Prins. Le déclenchement de la Première Guerre mondiale a entraîné la dissolution de l’Union originelle, mais sa vision a perduré au sein de l’AIDP.

Un réseau mondial
d'experts en droit pénal

Un réseau mondial
d'experts en droit pénal

En tant que plus ancien réseau mondial d’expert(e)s en droit pénal et l’une des plus anciennes associations scientifiques au monde, l’AIDP occupe une place unique dans son domaine depuis plus d’un siècle. Elle collabore avec des universitaires, des praticien(ne)s du droit et des institutions sur des questions clés telles que la politique et la législation pénales, le droit pénal comparé et international, ainsi que les droits de l’homme dans les systèmes de justice pénale.

Dès sa création, l’Association a été profondément impliquée dans l’élaboration du droit pénal international, notamment en ce qui concerne la responsabilité des individus pour les crimes internationaux. Inspirés par des personnalités influentes comme Vespasien V. Pella, délégué de la Roumanie auprès de la Société des Nations, les membres de l’AIDP ont contribué de manière significative aux avancées fondamentales dans ce domaine. Grâce à ses collaborations, notamment avec l’Institut international de Syracuse pour la justice pénale et les droits de l’homme (SII) à Syracuse, en Italie, l’Association a joué un rôle essentiel dans l’avancement de l’idée d’une cour pénale internationale permanente. Parmi ses nombreuses contributions, le travail du professeur M. Cherif Bassiouni se distingue : en tant que président du comité de rédaction du Statut de Rome, il a joué un rôle déterminant dans la création de la Cour pénale internationale en 1998.

Comité scientifique
et publications de l'AIDP

Comité scientifique
et publications de l'AIDP

Avec sa structure ouverte et inclusive, l’AIDP accueille des membres du monde entier, notamment une nouvelle génération de chercheurs regroupés au sein du groupe des Jeunes Pénalistes. Son réseau mondial s’étend sur une quarantaine de groupes nationaux et favorise un échange universitaire dynamique. Le Comité scientifique supervise les travaux scientifiques de l’Association, qui culminent lors des congrès mondiaux quinquennaux, précédés de colloques thématiques dans les domaines du droit pénal matériel, spécial, procédural et international.

Les recherches et les échanges de l’Association se reflètent dans plusieurs publications clés : la Revue internationale de droit pénal (publiée deux fois par an depuis 1924 en anglais, français et espagnol), les Nouvelles études pénales (qui rendent compte des réunions d’experts et des initiatives nationales) et les Actes des congrès internationaux (qui documentent les débats et les résolutions des congrès).

Institut international
de Syracuse

Institut international
de Syracuse

La fondation de l’Institut international de Syracuse pour la justice pénale et les droits de l’homme (anciennement Institut international des hautes études en sciences criminelles – ISISC) en 1972 a marqué une étape importante dans l’histoire de l’Association. Cet institut indépendant, doté du statut d’ONG, fonctionne sous la direction scientifique de l’AIDP et est devenu une plateforme de premier plan pour les études supérieures, la formation et la coopération internationale. Ensemble, l’AIDP et le SII organisent un large éventail d’événements universitaires – souvent en partenariat avec des organisations internationales telles que les Nations Unies et le Conseil de l’Europe – et contribuent à l’élaboration d’instruments internationaux clés, tels que la Convention des Nations Unies contre la torture, adoptée en 1984.

Un héritage d'innovation
et de coopération

Aujourd’hui, l’AIDP demeure un moteur de la recherche en droit pénal et en justice pénale. Sa longue tradition s’accompagne d’un engagement fort en faveur de l’innovation, du dialogue et de la coopération internationale pour relever les défis juridiques et éthiques de notre époque.